Louise explique qu'elle ne cherche pas principalement à provoquer une réaction sensuelle chez le spectateur. Sa démarche vise l'équilibre : imbriquer des corps pour composer, jouer avec des lignes qui perdent le regard et poussent à s'interroger sur l'appartenance d'une jambe ou d'un pied. Elle aime un effet un peu déroutant, presque labyrinthique.
Pour elle, jeu et dessin se répondent : il faut saisir ce qui est devant soi plutôt que l'idée qu'on s'en fait. Présidente du jury du prix Her Art, organisé en lien avec la foire Art Paris au Grand Palais, elle soutient la visibilité des créatrices — un prix doté de 30 000 euros — et pointe l'écart entre les étudiantes en art et leur représentation en galeries. Elle partage son temps entre un appartement parisien et une maison en bord de mer.